Cette enquête effectuée sur 2.200 personnes ayant entre 57 et 85 ans montre que les hommes ayant des rapports sexuels au moins une fois par semaine ont un risque presque doublé d'avoir un accident cardiovasculaire après cinq ans que les hommes sexuellement inactifs.
Cela pourrait s'expliquer par les efforts physiques nécessaires, la chute du taux de testostérone et l'usage de médicaments afin d'améliorer les performances, note Pourquoi Docteur.
A contrario, les femmes ayant du plaisir ont moins de risques d'hypertension cinq ans plus tard.
De précédentes études ont montré en effet qu'avoir des relations proches et fortes constitue une source importante de soutien émotionnel, qui réduirait le stress et le bien-être psychologique et contribuerait à une bonne santé cardiovasculaire.
Et les hormones libérées pendant l'orgasme féminin pourraient aussi promouvoir une bonne santé.
Faire l'amour ne provoque pas de crise cardiaque
Selon une étude allemande publiée dans le Journal of the American College of Cardiology, l'acte sexuel n'est pas associé à un risque accru de crise cardiaque.
Les chercheurs ont interrogé 536 personnes âgées de 50 à 70 ans ayant été victimes d'un infarctus pour évaluer la fréquence de leurs rapports sexuels dans l'année précédent cet arrêt cardiaque.
Résultats :
= 15 % des participants n'avaient pas fait l'amour dans les 12 mois précédent leur infarctus,
= moins de 5 % avaient une activité sexuelle moins d'une fois par mois,
= 25 % moins d'une fois par semaine et
= 55 % au moins un rapport sexuel par semaine.
Enfin, seulement 0,7 % des participants ont rapporté avoir eu une activité sexuelle dans l'heure précédant leur attaque du cœur.
Pour 78 % d'entre eux, les derniers ébats amoureux remontaient à plus de 24 heures avant l'attaque.
« Sur la base de ces données, il semble très peu probable que l'activité sexuelle puisse déclencher une crise cardiaque », estime par conséquent Dietrich Rothenbacher, professeur d'épidémiologie à l'université d'Ulm.
Il recommande une meilleure information sur ce sujet auprès des patients cardiaques, moins de la moitié des hommes et moins d'un tiers des femmes recevant actuellement des conseils médicaux sur la reprise d'une activité sexuelle.
Les médecins traitant devraient notamment informer leurs patients des problèmes potentiels d'érection et de chute de la tension artérielle résultant des effets secondaires de certains des médicaments prescrits pour les traiter.
Les cardiaques peuvent faire l'amour sans risque
Faire l'amour a rarement déclenché un infarctus, le sexe constituant une activité physique modérée comparée à l'effort de monter deux étages à pied ou de marcher à vive allure, indique Egora.fr.
Une étude dirigée par le Dr Dietrich Rothenbacher, professeur à l'Institut d'épidémiologie et de biométrie médicale à l'Université d'Ulm en Allemagne, et publiée dans leJournal of the American College of Cardiology, a porté sur le cas de 536 personnes de 30 à 70 ans ayant eu une crise cardiaque.
= 14,9% des participants ont déclaré n'avoir eu aucun rapport sexuel pendant l'année suivant l'infarctus,
= 4,7% moins d'une fois par mois,
= 25% au moins une fois par semaine et
= 55% plusieurs fois par semaine.
Pendant la période de suivi de dix ans, 100 infarctus ou accidents vasculaires ont été signalés et l'activité sexuelle n'était pas un facteur de risque.
Seulement
= 0,7% des sujets ont indiqué avoir eu des relations sexuelles moins d'une heure avant, et
= 78% plus de 24 heures avant.
Le mariage est bon pour les hommes, pas pour les femmes
Le mariage siérait bien aux hommes mais moins aux femmes, comme le montrent trois études.
Ainsi, les hommes âgés célibataires ou veufs sont plus à risque de fragilité osseuse que ceux qui sont mariés, selon une étude parue dans le Journal of Women's Health.
Ce constat n'est pas vrai pour les femmes, les veuves ayant un moindre risque de fragilité osseuse que les femmes mariées, relève Pourquoi Docteur.
En observant également cet échantillon de 1.900 personnes de plus de 65 ans suivies pendant quatre ans, l'université de Padoue (Italie) a noté que les veuves étaient moins sujettes au stress et que les femmes célibataires étaient moins fragiles et moins exposées à des risques de chutes ou d'hospitalisation.
La situation est inversée chez les hommes, relève Pourquoi Docteur.
Enfin, lors d'un débat littéraire organisé par l'Université d'Oxford sur le thème "Démence, comment pouvons-nous nous protéger?", le Pr Lawrence Whalley, spécialiste en santé mentale à l'Université d'Aberdeen (Ecosse), a montré que le fait, pour un homme vivre, avec une femme cultivée et intelligente avait un impact aussi positif sur les facultés cognitives que des activités de stimulation cérébrale comme la lecture, l'écriture ou la visite de musées, rapporte Egora.fr.