« Ils voient apparaître, chez les enfants exposés de manière exponentielle aux sucres et à l'obésité, des précirrhoses du foie avec lésions cellulaires, intitulées "Nash", qui n'étaient observées que chez les malades alcooliques. Ainsi, 3 à 11% des enfants seraient concernés dans les pays occidentaux », observe le magazine.
Sciences et Avenir remarque ainsi :« Sodas et sodas light, régime riche en graisses saturées et en cholestérol et pauvre en graisses insaturées, en fibre et en vitamines C et E. Voici le tableau alimentaire qui fait bondir les 250 hépatologues ».
« Dans leur cabinet, un nombre croissant d'enfants en bas âge déclenche des maladies du foie, appelées stéatohépatite non alcoolique ou "Nash", favorisées par les excès de sucre et de matières grasses saturées », indique l’article.
Le magazine rappelle que « la stéatohépatite non alcoolique (surnommée "syndrome du foie gras") est susceptible d'évoluer en silence vers une cirrhose et/ou un cancer du foie. Pour les spécialistes, il y a donc urgence à renverser cette tendance qui progresse parallèlement à l'augmentation du surpoids, de l'obésité et du diabète dans le monde ».
Sciences et Avenir ajoute que « ces trois critères constituent les facteurs de risque de développer une stéatose précoce, mis à part le facteur génétique qui s'est révélé fréquent chez les parents d'enfants obèses ou entre jumeaux. 46% des enfants et adolescents sont en surpoids ou obèses dans les pays occidentaux ».
Le Pr Lawrence Serfaty a ainsi souligné qu’« une meilleure compréhension des facteurs de risque et des mécanismes de l'atteinte du foie devrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Parallèlement, il est urgent de renforcer l'information et la prévention des risques de stéatose métabolique auprès des enfants et de leurs parents ».
Sciences et Avenir indique en outre que ce congrès « est l'occasion pour les spécialistes de présenter une nouvelle hypothèse qui expliquerait les atteintes hépatiques observées chez des enfants obèses : le microbiote intestinal serait à l'origine d'une production endogène d'alcool qui pourrait également jouer un rôle ».
Le magazine explique que « selon un rapport de l'Unité européenne de gastroentérologie (UEG), 20 à 30% des jeunes Européens obèses seraient aussi touchés par des maladies inflammatoires de l'intestin ».
« Parmi les recommandations des médecins pour faire régresser la stéatose hépatique et la Nash figurent la perte de poids, l'éviction de certains aliments (graisses saturées, fructose...), et l'activité physique. Mais ces mesures ne sont efficaces qu'à condition d'être suivies », continue Sciences et Avenir.
Le magazine note enfin qu’« il n'existe aucun traitement spécifique validé pour cette maladie. Plusieurs essais thérapeutiques évaluant de nouvelles molécules potentiellement efficaces dans la Nash sont en cours chez l'adulte, mais également chez l'enfant ».