CANCER : aide au diagnostic instantané des tumeurs.
L'AIGUILLE QUI DÉTECTE LES CANCERS C’est ce que titre Le Parisien, qui indique qu’« une start-up française propose une innovation majeure pour aider au diagnostic instantané de tumeurs, un procédé peu invasif qui permettrait, selon les cas, d'éviter d'en passer par une biopsie ».
Le journal relève que cette aiguille 
« joue les sondes, abritant une fibre optique qui délivre un filet de lumière bleue », 
et note que 
« ce trait de lumière inoffensif pourrait bien révolutionner le diagnostic des tumeurs : en permettant en temps réel de savoir si le nodule suspect, repéré par un examen d’imagerie, est, ou non, cancéreux ».
Le Parisien explique que 
« baptisé Probea, ce dispositif, qui vient d’obtenir son marquage CE pour le diagnostic instantané des cancers du sein, est le bébé prometteur de Nodea Medical. Une start-up implantée dans le Bio Park de Villejuif, pépinière d’entreprises consacrant leurs recherches au cancer ».
Le quotidien indique que « 
Florian Chatellier, jeune ingénieur et chef d’entreprise de 27 ans, a mis cette innovation au point avec René Farcy, professeur de physique à Paris-Sud et chercheur au CNRS, qui en conserve le brevet ».
Le journal observe que 
« la technique paraît toute simple. Si on les excite - en l’occurrence avec cette lumière de la même longueur d’ondes que celle utilisée pour les DVD Blu-ray (405 nanomètres) -, les cellules du corps émettent naturellement une fluorescence, dont la concentration se modifie si le tissu est malin ».
« Guidée dans le corps sous contrôle échographique, l’aiguille dirige donc son trait bleu et capte en retour la fluorescence : une lumière verte, aussitôt traitée à l’extérieur du corps par un logiciel. Le radiologue sait aussitôt de quoi il retourne », 
poursuit Le Parisien.
Le quotidien relève 
qu’« après avoir été testé de 2009 à 2013 sur des tissus cancéreux déjà retirés à des patientes, le système a été évalué avec succès sur une première cohorte de 58 patientes à Gustave-Roussy. Ce qui lui a valu sa validation de faisabilité en janvier ».
« L’étude clinique va désormais être étendue à une cohorte de 244 patientes, chez qui l’imagerie montre un nodule suspect, recrutées dans 11 centres anticancer. Il faudra sans doute attendre 2 ou 3 ans encore avant d’espérer voir Probea à l’œuvre en routine », 
poursuit Le Parisien. 
Le journal précise en outre que le dispositif 
« s’ouvre à d’autres indications tout aussi prometteuses. Pour le foie notamment, où la biopsie est un passage obligé, mais un exercice très compliqué si plusieurs nodules ont été repérés à l’image. […] Probea permettrait de mieux délimiter où pratiquer la biopsie. Une étude financée par l’Agence nationale de la recherche (ANR) va être menée avec une équipe de l’institut Mondor pour évaluer son intérêt dans le cancer du foie ».
Le Parisien ajoute que
 « le dispositif pourrait également aider au diagnostic des cancers du poumon, pour lesquels «l’imagerie montre souvent des faux positifs» », 
note Florian Chatellier.
 
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