Fruits et légumes : où sont passées les vitamines ?
En 50 ans, notre nourriture se serait considérablement appauvrie sur le plan nutritionnel. La recherche de rentabilité du système agricole avec l'utilisation abondante d'engrais et de pesticides en est la principale cause.
Une production agricole plus intense
 
« One apple a day keep the doctor away » (une pomme par jour éloigne le médecin. ndlr). L'adage est-il réellement encore d'actualité ? 
Les scientifiques sont aujourd'hui inquiets concernant la valeur nutritionnelle des aliments. Il faudrait en effet manger une centaine de pommes pour retrouver en réalité le taux de vitamine C contenue dans une pomme des années 1950! Idem pour la viande qui contiendrait pour moitié moins de fer, ou encore pour les épinards, 96 % moins riches en cuivre et 60 % moins riches en fer. Mais que s'est-il donc passé pour que l'on en arrive là ?
 
Rentabiliser avant toute chose
 
Le virage s'est opéré à la moitié du vingtième siècle, avec les avancées dans le domaine industriel. Le système agricole en a bien sûr profité : produire plus vite, en plus grosse quantité et pour moins cher a fait perdre en qualité. Ce qui explique pourquoi l'on trouve de plus en plus de fruits et légumes insipides sur le marché, car gorgés d'eau et moins riches en nutriments. Cela expliquerait également l'engouement pour le Biomais aussi de plus en plus pour la culture de potagers, aussi bien en milieu urbain que rural. Et vous, cultivez-vous votre petit lopin de terre ?
 
 
 
Le bio a toujours le vent en poupe... chez les bobos
Par Amandine Vanstaevel le 27 janv. 2015 | 1 132 Vues
ALIMENTATION
Du bio, du bio, du bio... On nous parle du bio à tout bout de champ, en oubliant qu'il ne représente pas grand chose dans le panier de la ménagère.
 
 
Le bio n'est pas pour tous
 
Jetez un œil dans votre caddie : on parle des œufs, de la plaquette de beurre et d'une barquette de fraises. Et déjà, en voyant le prix, vous tordez le nez. Les produits bio sont en moyenne 30% plus chers que les produits non bio.
 
Le bio est à la mode, mais le bio est un luxe. Au mieux, en 2018, les produits bio représenteront... 4,2% de votre « plein de bouffe », selon le cabinet Precepta.
 
On achète bio sur Internet
 
Mais si le marché s'essouffle (ou si les portefeuilles continuent à se vider), le bio ne représentera que 2,9% des dépenses alimentaires des Français, en légère croissance de 3% par an.
 
La nouvelle tendance du secteur est de conquérir Internet. L'e-bio a le vent en poupe, et les consommateurs achètent de plus en plus leurs produits bio sur des boutiques en ligne spécialisées.
Pourquoi ne pas avoir votre propre potager, même en ville ?
 
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