mal bouffe et résultats scolaires
Les enfants mangeant plusieurs fois par semaine dans un fast-food seraient moins en capacité de réussir à l'école. Selon une étude menée sur plus de 8000 petits Américains, les enfants déjeunant beaucoup aux fast-food progressent moins à l'école

Contre les mauvaises notes de vos enfants à l'école, évitez les fast-foods. D'après une étude universitaire américaine publiée début décembre dans la revue Clinical Pediatrics, la "malbouffe" des restaurants rapides aurait un impact négatif sur les progrès scolaires des élèves. 

 

Ainsi, après les risques d'obésité, de maladie cardiaque, d'hypertension, de cancers, etc., une nouvelle raison vient s'ajouter à une liste de contre-indications à la fréquentation des fast-foods

20% des progrès en moins

Dans un premier temps, les deux auteurs de l'étude, une professeure de sciences humaines de l'Université de d'État de l'Ohio et une autre de l'Université du Texas à Austin, ont observé les habitudes alimentaires et les résultats scolaires en lecture, enmathématiques et en sciences de 8544 petits Américains âgés de 10-11 ans qui correspondent à nos élèves de CM2.  

Lors de ce premier questionnaire, déjà, les deux professeures avaient noté que plus des deux-tiers des enfants interrogés avaient consommé de la nourriture de fast-food au cours de la semaine précédente. Parmi ces élèves, 10% en avaient même mangé six fois dans la semaine et 10% tous les jours. A contrario, seuls 29 % des enfants n'avaient pas mangé de fast-food dans les sept jours précédant le questionnaire.  

A l'entrée en 4e de ces élèves, lors de leurs 13-14 ans, les deux chercheuses ont effectué la même expérience. Résultat, les progrès réalisés en lecture, en mathématique et en sciences étaient inférieurs de 20% chez les enfants mangeant 4 à 6 fois par semaine au fast-food. Mais les mathématiques semblent être la matière la plus vulnérable. Chez les élèves n'allant "seulement" qu'une à trois fois par semaine au fast-food, le niveau de calculs constaté est déjà plus faible. 

Pauvreté nutrionnelle

Chose plus inquiétante, les auteures de cette étude ont pensé à éliminer "tous les facteurs connus qui pourraient influencer la réussite aux tests", explique l'une d'elles. Ainsi, "l'effet fast-food" influencerait négativement la réussite scolaire des enfants même en prenant compte la quantité d'exercice physique, le temps passé devant la télévision, les autres habitudes alimentaires, le niveau socio-économique de la famille et les caractéristiques du quartier où vivaient et étudiaient les enfants. 

Si elles avouent que les fast-foods ne sont pas l'unique source de l'échec scolaire, les deux chercheuses précisent qu'une partie du problème résiderait dans la pauvreté nutritionnelle des hamburgers, des sodas et des frites. Un constat prouvé dans de précédentes études scientifiques. De tels aliments ne comporteraient pas suffisamment de substances nécessaires au bon développement de notre système cognitif et trop de sucres et de graisses nuisant à la mémoire. Et donc à notre apprentissage...  

 
 

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